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dimanche 13 septembre 2015

[Visite] - "Les jardins du château de Versailles et l’expo Kapoor", Versailles

Adresse:
Château de Versailles
Place d'Armes - 78000 Versailles

Ouverture:
voir directement sur le site internet du château
Tarifs:
voir directement sur le site internet du château


Une œuvre colossale
De la fenêtre centrale de la galerie des Glaces se déploie, sous l’œil des visiteurs, la grande perspective qui conduit le regard du parterre d’Eau vers l’horizon. Cette perspective originelle, antérieure au règne de Louis XIV, le jardinier André Le Nôtre se plut à l’aménager et à la prolonger en élargissant l’Allée royale et en faisant creuser le Grand Canal. Cette vaste perspective court de la façade du château de Versailles à la grille du parc.


En un mot? Vide

Mon avis
Quand je me suis pointée comme une rose (ouais ! comme une rose ! et fraiche en plus !) sur l’esplanade du château, j’ai vite compris que le château n’était pas à ma portée (beaucoup trop de monde !). Du coup j’ai commencé par les jardins et l’expo Kapoor. Depuis que j’ai vu son exposition « Monumenta » au grand palais, j’ai une idée assez précise de ce qui me fait vibrer dans son travail et le reste. Sur les 6 œuvres, je n’en ai vu que 5, sur les 5, 2 auront retenu  mon attention. « Descension » qui allit du son (un espèce de grondement) et un bassin avec son eau tourbillonnante sur fond noir. Impressionnant et un peu inquiétant. Et la deuxième œuvre  « Sectional Body preparing for Monadic Singularity », regroupant ce que j’avais aimé dans « Leviatan » (Monumenta), une sorte d’immersion dans un corps, avec une mise en scène simple mais très impressionnante. Les autres œuvres ne m’ont pas particulièrement touchée et la célèbre « Dirty corner » vandalisée récemment n’est pas plus attirante que ça. Pour info je rappelle que le non « vagin de la reine » ( et quand bien même ?!), ne vient pas de Kapoor, et  que vandaliser une œuvre d’art montre un obscurantisme très grave et n’est pas la meilleure ouverture d’esprit à montrer au monde aux pays des droits de l’homme. Liberté d’expression toussa.

Si vous suivez bien, il me manque une œuvre que je n’ai pas vu. Figurez-vous que je ne l’ai pas trouvé. La signalétique de Versailles est  très sommaire. Un espèce de carton jaune fluo taille A4, franchement ………je suis pourtant certaine que je l’aurais aimé.

Enfin, les œuvres étaient présentées dans les jardins du château, une bonne excuse pour les visiter. Les jardins à la française sont rectilignes bien taillés et millimétrés, LeNotre à bien travaillé, mais ils ne sont pas beaux. Tout comme le château, les jardins ne sont qu’une suite d’allées (larges) gravillonnées (la reverbe avec le soleil, miam) et régulièrement on croise une fontaine (plus ou moins grande). C’est tout. Si certaines fontaines sont vraiment magnifiques d’autres sont là pour la déco et ne servent que de brumisateur géant quand il y a du vent. Une aubaine quand comme moi on décide faire sa visite quand il fait 35°…

Sinon, on croise aussi des voitures électriques pour les fainéants et surtout des agents qui vous sifflent dessus si vous avez le malheur de vous approcher trop de l’eau d’une fontaine, de passer un pied sur une pelouse ou de vous assoir là où il ne faut pas. Et ils ont l’œil.   

A voir ? pas spécialement, sauf pour voir les œuvres de Kapoor ;)

vendredi 4 septembre 2015

[Voyage] - Mes vacances en Croatie


Destination devenue à la mode depuis ces dernières années, la Croatie a (sur le papier) tout pour plaire, un climat méditerranéen, de beaux paysages, un bagage culturel important … En réalité, la Croatie c’est tout ça à la fois mais avec pas mal de surprises. 

Notre périple devait nous conduire sur 3 villes emblématiques : Zagreb (la capitale), Split (ville côtière et vivante) et Dubrovnik (un Saint Trop’ version croate). Sur les 2 premières villes, j’ai un constat plutôt amer, seule Dubrovnik tire largement son épingle du jeu.
Je ne vais pas détailler ville par ville, ce serait trop long. Mais je vais vous faire une petite synthèse de ce que j’ai vécu et de mon ressenti.

La population est divisée en deux groupes. Le premier tire une tronche de 15 pieds de long et vous adresse à peine la parole et si il le fait c’est pour vous aboyer dessus. Quant au second, il vous fera des sourires spontanés (ouais, je sais … c‘est ouf !), vous offrira une entrée gratos (ouais … encore un truc de ouf !) dans un musé ou même une glace (…).

L’anglais vous servira. J’ai pu constater à mainte reprise que tout le monde là-bas baragouine bien mieux que la plus part d’entre nous.
Parlez anglais a une mamie (ou un papi) en France. Résultat :

  • la personne, va parler plus fort et en articulant « JE NE COMPRENDS PAS » et s’en va
  • la personne, vous engueule et s’en va
La France et son implication avec les touristes…

© - Le102B - Marché de Zagreb
Par contre il est de bon ton de dire « bonjour », « au revoir » et « merci » dans leur langue. Il n’y a bien qu’à Dubrovnik qu’ils disent « Hello » directement et je trouve ça triste, du coup j’ai continué en Croate (esprit de contradiction ? Moi ?). En plus ça décoince les gens de vous voir luter. True story, j’ai payé moins cher des courses comme ça ^^.

Question tourisme, la Croatie  ne manque pas de potentiel. Seulement voilà, y a eu la guerre (et des tremblements de terre). Outre le fait que pas mal de choses se sont cassées la gueule et que si on veut voir autres choses que des églises ça se corse un chouilla, c’est surtout le manque continu d’informations, de cartels, de panneaux, d’arrêts de bus avec nom de l’arrêt et autres putains d’indications utiles aux touristes dont il est question. Personnellement, voir une enfilade de cailloux ne me donne pas trop d’explications sur le pourquoi des cailloux et leurs utilités. Je suis peut-être chiante, mais un petit cartel m’expliquant que ce ne sont pas de simples cailloux mais des morceaux du monstrueux palais de l’empereur Dioclétien (IIIème siècle av. J.-C.), m’aurait été utile. Très clairement le tourisme en Croatie se développe plus vite que la prise en compte du touriste et de ce que cela implique. Alors oui, il y a eu la guerre (il y a 20 ans seulement), mais plutôt que de développer le tourisme en ouvrant à la volée des boutiques d’attrape jojo où tout le monde vend la même chose, il aurait p-e été judicieux de mettre l’accent sur l’information et des offices du tourismes (on me souffle que ça rapporte moins … bon …).
© - Le102B - Dubrovnik
Prenez garde aux horaires. Évidement vous ne verrez pas de panneaux d’indication (cf. au dessus), mais sachez que c’est le matin, avant 11h, que vous aurez le plus de chance de trouver des choses ouvertes (surtout les lieux de culte, bah j’aime bien ça, c’est joli, même si …). Mais il arrive aussi que cela soit fermer, simplement. Il me vient en mémoire un « cas », une église en plein milieu de Dubrovnik que je n’aurai jamais réussi à voir, le premier jour dans l’après-midi elle était ouverte, mais il y avait un truc à voir avant, au retour : fermée. Et puis je suis passée devant plusieurs fois à des horaires différentes : toujours fermée. Cette église restera un mystère pour moi. Ou encore ce que j’appelle la « ville fantôme de Zagreb », là ou il y a le parlement. Une église (fermée) et une enfilade de bâtiments vides aux fenêtres pas toujours propre et rien, rien à voir, rien à manger, rien à visiter, aucune indication et personne. Le désert en pleine capitale, étonnant. 

En parlant désert, je me suis baignée 3 fois pendant mon séjour. Sur les guides de vacances on vous dit qu’il faut acheter des chaussures pour ne pas vous faire du mal aux pieds : CROYEZ-LES. Les plages croates ne sont pas exactement les mêmes que celles de Bretagne ou même celles de Normandie avec nos galets. Là-bas c’est du gravillon ou des cailloux, rien d’agréable (vraiment, ça peut décourager), les plages ne sont pas très propres et font moins de 2m de profondeurs (pour ce que j’ai vu) pour quelques dizaines en longueur. Autant vous dire qu’il a fallu que je me fasse violence pour y aller. Mais l’eau est super bonne et la vue est imparable!

Les villes sont propres. Là-bas le tri sélectif est fait avec beaucoup plus d’implication que chez nous. Les gens n’ont pas beaucoup de scrupule à ce balader avec leur sac poubelle plein pour trouver un container avec la bonne couleur pour le recyclage. Régulièrement on croise de grosses poubelles (jaune, verte, comme chez nous en gros) et ils ont mis en place un système de consignes … On y revient à cette fameuse consigne … et puis on voit passer des gens avec des sacs plastiques remplis de ce que les touristes bombardent dans les poubelles : des canettes et bouteilles en verre, a 0.05kn la bouteille consigner et vu le peuple qui y a, je suppose que cela représente une manne financière non négligeable pour certain et c’est écolo. 

© Le102b - Place de la république à Split
Les taxis et tous les moyens de transport en général avec des roues : Ils sont fous, coupent devant les voitures d’en face pour traverser la voie, accélèrent comme des malades puis pilent parce que le feu s’est mis au rouge etc. La seule chose vraiment sympa concerne les piétons. Si vous attendez au bord de la route et devant le passage clouté, les voitures vont s’arrêter toute seule et vous laisser passer tranquillement (quand je pense que je suis obligée de forcer les voitures à s’arrêter à Paris ……..). Et je ne parlerai pas de la foire pour prendre un bus pour vous déplacer d’une ville à l’autre, entre les 12 changements de quai à 3 minutes du départ mais en faite c’est pas grave parce que le bus à 30 minutes de retard et que pour un trajet de 4h30 vous allez en mettre 7 (véridique), et puis vous avez pensé à réserver votre place de bus ? Non, vous n’aurez p-e pas de place, même si vous avez votre billet. Je vous parle du prix qu’il faudra payer en plus pour que vous puissiez mettre votre valise dans la soute du bus ? Vous ne saviez pas ? Ha, et pourtant … Et tout ces bus annoncés et qu’on ne voit jamais arriver. La ponctualité croate, je pourrais en faire un poème ou une chanson, non … un livre, en plusieurs tomes !

Plutôt que de tout miser sur les villes phares de Croatie, regardez ce qu’il se passe autour. Ne supportant plus trop Split, on a mis les voiles une journée vers Trogir et c’était super ! (45min en bus) Beaucoup plus paisible, agréable et très joli. Sinon, offrez-vous un journée farniente complet en visitant Lokrum à 15 min en bateau depuis Dubrovnik, crique pour les enfants, rochers à fleurs d’eau pour les parents, des animaux (paons, lapins) jouant devant vous, un jardin botanique, c’est un paradis, sans vous parlez de la vu et du cadre en lui même...

Dernière info et pas des moindres, la Croatie c’est le Disneyland du moustique. Je me suis faite piquer par un moustique tigre (ça pique, ça fait mal 5 secondes, mais ça gratte pas plus que ça) et par aux moins deux autres types de moustiques (allant du «ça gratte pas mal quand même» à une réaction allergique de ouf). Prenez vos précautions, mais ne flippez pas pour le Tigre, on ne risque pas grand-chose ;).

© - Le102B - Rempart de Dubrovnik
En résumé, la Croatie, c’est bien, vraiment, mais prenez garde aux horaires, renseigner vous bien avant de prendre les transports et dites merci à Google Maps hors connexion. D‘ailleurs en parlant de ça, les aéroports, gares, cafés et autres villes ont tous un petit wifi accessible soit gratuitement sans code, soit avec une consommation et vous aurez le code. Pratique, quand vous vous êtes planté de bus, que vous n’avez pas l’adresse de votre maison et que tiens il commence à faire nuit et qu’il pleut (true story again). La Croatie: Oui! Mais évitez à toute fin le cirque touristique et les grosses villes qui s'y rattachent.


Et pour finir, je vous livre la meilleure punch-line de mes vacances qui revient à un chauffeur de bus de Dubrovnik. Une femme en maillot de bain très échancrée et paréo sur les hanches veut monter dans le bus. Même moi je me suis dit qu’on ne voyait que ses seins et son ventre … Bref, le chauffeur la stop et lui dit d’une traite :

  • OUT ! (en montrant la sortie)
  •  t’s not beach, it’s not a bar, it’s not a streap tease club (boum !!)
  •  OUT!

C’était beau, ça a fait ma journée ^^

© - Le102B - Ile de Lokrum

jeudi 3 septembre 2015

Colocs (et plus) ou le jeu du chat et de la souris...

Chaque année, je profite de l'été pour lire dès que j'ai un moment de libre et de préférence des romans légers où l'humour est au rendez-vous et Colocs (et plus) a parfaitement rempli sa mission.

Pour l'histoire : Connor collectionne les histoires sans lendemain quand un soir, il croise le chemin d'une jeune brune piquante avec qui il partage du sexe torride avant qu'elle ne disparaisse aussi vite qu'elle était arrivée... Quelle n'est pas sa surprise quand il la retrouve quelques mois plus tard chez lui lors d'une fête organisée par son colocataire, Austin, qui n'est autre que le grand frère de la jeune femme, Maddie. Et là, la situation se complique car les deux amis ont fait un pacte : on ne touche pas aux petites soeurs !

Du point de vue de la narration, on alterne les points de vue entre Connor et Maddie, ce qui est un plus je trouve dans ce genre d'histoire car ça nous permet de mieux comprendre les comportements et motivations de chacun. Si on ajoute que les deux personnages sont tous les deux les héros de l'histoire (et pas seulement l'héroïne comme dans la plupart des cas), cette narration alternée prend tout son sens. 

D'un côté, Connor, la trentaine, chef cuisinier (miam !), a mis en place des règles simples concernant les filles avec son coloc et meilleur ami : en profiter un maximum, ne jamais recoucher avec la même, choisir des brunes de préférence, et surtout, SURTOUT, ne jamais toucher aux sœurs ! Car Connor a une sœur, Sophia, qui en pince pour Austin (et à qui Austin ne dirait pas non ^^) et il souhaite la protéger de son meilleur ami, footballeur et collectionneur de femme de son état. Sauf qu'il n'avait pas prévu Maddie, la petite sœur d'Austin qui a 10 ans de moins et qui, lorsqu'il a quitté sa province pour la grande ville n'était encore qu'une gamine qui jouait aux poupées...

De son côté, Maddie, élève infirmière, va emménager avec les garçons pour les quelques mois que doit durer son stage à l’hôpital de Chicago et n'a pas l'habitude de se laisser marcher sur les pieds ! La cohabitation va être pour elle une occasion unique d'observer un spécimen de mâle particulièrement goujat et coureur de jupon quand Connor va connaitre sa première relation amicale avec une femme... Et oui, amicale car la plus grande peur de notre héros est de perdre l'amitié de son meilleur ami quitte a se faire violence tant l'attirance est forte envers Maddie.

Sur l'histoire, on peut la découper en deux parties : la première avec la découverte de chacun et l'évolution de leur relation plus ou moins amicale, où Connor passe son temps à souffler le chaud et le froid, et où Maddie ne se laisse pas faire... avec des caractères comme les leurs, les échanges sont vifs et très drôles, j'ai franchement éclaté de rire lors de leurs joutes verbales ; la seconde partie est quand à elle plus convenue peut être, avec leur relation sexuelle car bien qu'ils finissent par succomber (what's else dans ce genre de roman ?) elle reste secrète (à cause du fameux pacte...) et va parfois amener nos héros dans des situations ubuesques (pour notre plus grand plaisir ^^) mais aussi tendues à l'occasion (bon, ça c'est moins drôle...). A noter aussi, la profusion de scène de sexe à la fin de cette seconde partie, à un moment c'en était presque trop !!! 

Autant dire que ce ne sera simple pour nos deux héros au caractère bien trempés qui, comme deux aimants, s'attirent et se repoussent, l'attraction physique étant indéniable, mais la fierté, l'entêtement, l'orgueil, leur besoin mutuel de dominer rendant leur relation électrique. 

En résumé, j'ai passé un très bon moment de lecture où j'ai bien ri et où j'ai aimé suivre l'évolution de la relation entre Connor et Maddie ;-)

mardi 1 septembre 2015

[Critique livre] - "Noël en février" de Sylvia Hansel

Titre original : Noël en février
 
de Sylvia Hansel


Parution: 12 février 2015
Éditeur: Rue fromentin

ISBN: 2919547356
Nb. de pages: 256 pages
Public : romance

Résumé 
Tout commence le 11 septembre... mais en 1996. Si aucun avion ne vient percuter les Twin Towers, Camille, quinze ans, croise le regard de Mathieu. Pour elle, aucun doute : ce garçon sera LE garçon, celui qui bouleversera sa vie. Il sera son amour et son seul ami, celui qui l'aidera à échapper à sa petite vie solitaire, à sa famille recomposée, à son lotissement pavillonnaire et aux pauvres types qui traînent sous l'abribus. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu.
Entre grandes espérances, rock et quiche lorraine, Camille comprendra que Noël ne revient pas en février, même quand on essaie de toutes ses forces.
« C’est une Éducation sentimentale des années 1990, réécrite dans un langage direct, oral et perpétuellement inventif » — Tristan Garcia (auteur de Faber le destructeur, La meilleure part des hommes...)

En un mot? Rendez-vous

Mon avis
Découvert sur les réseaux sociaux, "Noël en février"de Sylvia Hansel, est ma découverte du moment!

Il m'aura fallut un peu de temps pour digérer ce livre. Pas que je ne l'ai pas apprécié (bien au contraire!), mais il a remué en moi des sentiments que j'ai depuis longtemps rangés dans un coin de ma tête. J'ai adoré l'époque du lycée tout autant que j'ai détesté des choses que j'y ai vécu, rassurez-vous rien de bien grave. Mais a cet age, tout ce que l'on vit est multiplié par 1000. Amour, haine, ennui, liberté ... J'ai vécu mes années de lycée de la meilleure manière qui soit et dans un établissement qui sera pour toujours le meilleur du monde, mais cette époque de ma vie m'a façonnée et a amorcé celle que je suis devenue aujourd'hui.

Alors quand j'ai eu terminer le livre de Sylvia Hansel, je me suis dit que mon histoire n'était peut-être pas si éloignée de la vie de Camille. Il faut dire que j'ai commencé le lycée le même jour que son héroïne, ça rapproche!

11 septembre 1996, Camille entre en seconde. A travers ce livre ce sont sa vie, ses doutes, ses ennuis et ses douleurs, que nous allons vivre. La force de Sylvia Hansel c'est de nous immerger complétement dans l'histoire, avec ses quelques lignes de départ elle nous plonge tête la première dans nos souvenirs. Comment s'est passée notre première journée de cour, l'angoisse  de ne pas réussir à ce faire des amis et cette fameuse phase d'intégration à la classe qui se joue dans les premières heures. Si on se foire c'est pour longtemps. De toutes petites choses qui font des montagnes lorsqu'on est jeune, mais qui ne sont pas si grave, alors que d'oublier de payer ses impôts, ça c'est très important. La tristesse de constater ça!

Le livre suinte l'ennui, le mal être et  le besoin de s'accrocher à quelque chose ou quelqu'un pour ce donner l'allure que "non, non, tout va bien!". Camille est une adolescente discrète que ne fait pas de vagues, mais qui est submergée par ses hormones et qui n'a véritablement personne vers qui se tourner pour prendre conseil ou garder le cap. Comment gère-t-elle tout cela? C'est à vous de le découvrir en lisant le livre, je peux seulement vous dire qu'elle n'est pas franchement aidé par le "cocon familiale", mais qu'elle à une détermination sans faille.

Le style d'écriture de l'auteur m'a plu tout de suite. Familier et décontracté avec de petites touches d'humour qui vire souvent au sarcasme, c'est un plaisir. Camille s'exprime par la plume de l'auteur,  comme si elle parlait à une copine, elle raconte son histoire sans faux semblant et sans tabou. Du coup, très vite on s'accroche au roman (phénomène qui m'arrive rarement) je voulais coûte que coûte savoir comment tout cela allait se terminer. Résultat, j'ai lu le livre en 2 jours. Évidement dans ce contexte de lecture soutenu, je me suis sentie impliqué dans la vie de notre héroïne. J'aurai voulu être là pour elle. Le MOI adulte aurait eu pas mal de conseil à lui donner.

Les personnages secondaires sont plutôt lisses et sans beaucoup d'envergure. Mais c'est surtout pour mettre l'accent sur Camille et son "chevelu" de Mathieu. Mathieu qui représente le premier amour, celui pour qui en étant ado j'aurais pu tout quitter, mais la vie en décide souvent autrement. On a toutes un Mathieu qui traine quelque part. Le Mathieu de Camille est particulier ... J'ai mon avis sur lui et il n'est pas bon. Tête à claque lui va plutôt bien je trouve.

Comment elle s'habille (ses mélanges de couleurs pendant ma lecture me pique encore les yeux) et les musiques qu'elle écoute (file conducteur de tout le roman) font que Camille est différente. Pour qui? La norme, sans doute. Être différent au lycée n'est pas normal (ni plus tard ...).

A lire ? Oui, pour se remémorer cette époque de notre vie! C'est un livre, fin, réaliste et sobre. Des faits, des actions, avec pour toile de fond cette jeune fille un peu paumée et qui rêve de "Noël en février".

  • Histoire: 6.5/10
  • Imagination, invention: 6.5/10
  • Personnages: 7/10
  • Ambiance générale du livre: 7/10
  • Lecture: 9/10
  • Présentation générale du livre (couverture, illustration...): 8/10
  • Addictivité: 10/10

Ce qui donne: 7.71/10
P.s: Si vous êtes dans la situation de Camille, je vous dirais que plus tard les choses s'arrange, mais qu'il faut parler et puis si dans votre classe vous repérez une Camille ... ne lui tournez pas le dos sans la connaitre un tout petit peu, vous pourriez y gagner quelque chose vous aussi ;)
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