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dimanche 19 février 2017

50 nuances plus sombres ou Mr Grey sous son plus beau profil...

Attention, si vous cherchez une critique objective, passez votre chemin ! Je suis en mode groupie depuis quelques temps déjà et encore plus depuis que j'ai vu le film ***hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii***

Il faut dire que le charme de Mr Grey marche très bien sur moi ^^ L'acteur a fait de la gonflette pour son rôle et le réalisateur a exactement su ce que voulaient les spectatrices comme moi : un gros plan (ou plusieurs) sur le magnifique fessier de Mr, sur ses superbes abdos sans oublier ses pectoraux ! Rassurez-vous, il n'y a pas que ça dans le film, on voit aussi tout le temps les nénés d'Ana, mais là ça m'intéresse tout de suite beaucoup moins...

Bon, je vais essayer de donner un peu plus de matière à ma chronique... Revenons sur l'histoire : à la fin du premier volet, Ana n'a pas trop aimé la grosse fessée que lui a mis Christian et s'est tirée (en même temps, il n'y a pas été de main morte, même si c'est elle qui voulait savoir jusqu'où ça pouvait aller...). On retrouve donc Ana qui vient de commencer son nouveau job d'assistante dans l'édition et qui croise Christian lors de l'expo photo de son pote José, et celui-ci va tout faire pour la faire revenir...

Du coup, l'ambiance du film est totalement différente du premier, beaucoup plus romancée (oui, c'est possible !) avec Christian qui essaye de séduire plutôt que de soumettre, et de ce fait le rapport de force est inversé : Ana dicte en quelques sortes ses envies et Christian essaye d'y répondre, et au delà du romantisme, ça passe aussi par le fait de communiquer, de faire qu'il s'ouvre à elle. 

A côté de ça, l'histoire sort de la chambre à coucher et le couple a beaucoup plus d’interaction avec les autres personnages, ce qui est plutôt sympa. Par contre, difficile de condenser le livre dans 2 heures de film : les intrigues secondaires sont toutes présentes (l'ex-soumise qui rode, l'ex-maitresse qui veut garder son emprise, le patron qui n'est pas tout à fait net...) mais elles passent vite. J'ai également été déçue par l'adaptation de ma scène préférée (de toute la saga)... argghhh difficile d'en parler sans spoiler... une belle scène plein d'intensité et d'émotion dans le livre qui passe rapidement dans le film...

Mais il y a quand même pas mal de point positif, l'un des principaux pour moi (en plus des gros plans sur les fesses de Mr Grey) étant l'humour qui est présent dans les livres et qu'on retrouve bien dans le film. Autre point à ne pas négliger : la doublure voix française de Christian a changé (youhou !!!). Et Mr a adopté la petite barbe de 3 jours qui lui va si bien...

Pour finir, un bilan sur les scènes de sexe : comme dans le livre, il y en a beaucoup et aucune ne se démarque vraiment des autres... certaines sont plus coquines, d'autres sont sous le sceau de l'humour, par contre, il manque LA scène de sexe qui marque et qu'on avait pu avoir dans le premier volet.

Mais pour résumer, le film est quand même très sympa. Pour les livres, j'avais préféré le premier tome, pour les films, je dirai que le second a ma préférence. Maintenant, reste plus qu'à attendre le troisième et dernier volet ;-)

mercredi 18 mars 2015

Cinquante nuances de Grey ou le roi de la fessée...

Ah mon fifty shade, je ne pouvais pas ne pas aller le voir au cinéma ! Exit la sortie entre filles, c'est mon chéri qui m'a offert une soirée en amoureux avec au programme resto et fessées (je parle du film bien sûr ^^)

Au cas où vous viviez dans une grotte, je vous rappelle l'histoire : Anastasia remplace au pied levé sa meilleure amie tombée malade pour faire l'interview d'un jeune patron très séduisant : Christian Grey. Le jeune homme tombe sous le charme de la demoiselle et va tenter par tous les moyens de lui faire accepter un contrat un peu spécial... 

OK, ça a l'air cul-cul dit comme ça et ça l'est ! Mais pas plus que les autres romances qu'on peut lire ou voir. Parce que c'est bien ça : une romance avant tout. 

Je trouve d'ailleurs un avantage aux adaptations de certains romans : les défauts du livre peuvent être gommés. Ici, la trame de l'histoire est très bien respectée et nous ne sommes pas noyés sous une avalanche de scènes de sexe. Il y a bien sûr quelques scènes (les médias se sont amusés à compter : environ une vingtaine de minutes sur 2h de film) et je dois dire qu'elles sont réussies et qu'elles m'ont données quelques coups de chaud ^^ D'ailleurs, je crois que je ne me serai pas limité à une interdiction au moins de 12 ans...

A côté de ça, l'humour est bien présent dans le film et donne lieu à des scènes drôles comme la négociation du fameux contrat ou le shopping bricolage de Christian. Le contraste entre Christian et son self-control et Anastasia et sa légèreté fonctionne très bien. 

Je mettrais un bémol tout de même : j'ai vu le film en français et j'ai franchement eu du mal avec les doublures voix, il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans l'histoire et les oublier et c'est franchement dommage. Le Petit Journal s'en moquait, mais c'est vrai qu'on se croirait dans les feux de l'amour !

Mais bon, ça reste quand même un détail. J'ai passé un très bon moment et j'ai hâte de voir la suite, surtout que le tome 2 contient ma scène préférée de toute la saga qui a su faire chavirer mon petit cœur lors de ma première lecture. Il faudra cependant être patient, la sortie n'est pas prévue avant fin 2016, début 2017...

En attendant, si vous souhaitez suivre l'actualité de la saga, je vous conseille le blog Cinquante Nuances et vous pouvez aussi lire ou relire l'avis de Joan sur le livre ici ! 

samedi 27 septembre 2014

Lucy ou ma séance ciné version VIP...

Après tout ce que j'avais entendu sur ce film, je n'avais pas spécialement prévu d'aller le voir au cinéma, mais voilà, je l'ai vu ! Un petit retour en arrière s'impose...

Vendredi soir, mini-moi est chez Tata, enfin une soirée en amoureux avec chéri, au programme restaurant et ciné... tout va bien jusqu'au moment où on arrive au cinéma : la séance ciné pour le film qu'on voulait voir (les Gardiens de la Galaxie) affichée à 21h50 sur Allociné est finalement à 22h35, sachant qu'il est 21h25... pas envie d'attendre, c'est quoi le prochain film ? Lucy...

Alors il faut savoir que nous avons la chance d'habiter près d'Aéroville où se trouve le premier cinéma Europacorp (qui accessoirement appartient à Luc Besson...) qui propose plusieurs concepts assez novateurs. Nous avions déjà testé les sofas dans la salle de ciné en allant voir le Hobbit, là nous avons eu le droit à la salle First... Imaginez un peu : boisson au choix entre Champagne Pommery ou soft, accompagnement à choisir entre macarons Pierre Hermé et blinis au saumon (bon nous sortions de table après un repas copieux donc nous sommes partis sur un coca et des macarons pour plus tard...) et sièges relax électriques... alors c'est sûr, cette prestation a un prix (10€ la place + 14€ la contremarque pour le champagne et les macarons...) mais franchement, rien que pour les sièges relax je suis prête à payer à nouveau un extra !!!

Sinon, pour revenir au film, je dirai qu'il est bien mais sans plus, ce n'est clairement pas un must-see, je l'ai vu une fois, je ne chercherai pas à le revoir. Par contre, je trouve injustes les critiques qui fustigent le film en annoncant un mix entre Nikita, le 5ème éléments et Taxi, parce que dans ce cas là, tous les films avec une femme héroïne s'inspire de Nikita, tous ceux avec une course poursuite de Taxi et ceux avec un peu de fantastique du 5ème élément...

Après, il est vrai que le scénario est quelque peu léger et parfois invraisemblable (certains diront que c'est un euphémisme...) mais les scènes d'actions sont plutôt réussies et la course poursuite haletante. Par contre, je trouve que Luc Besson a un peu tendance à faire passer les flics français pour des gros cons... pour le coup c'était déjà le cas dans Taxi mais on était dans une comédie d'action mais là c'est too much, notamment le final où tous les flics débarquent mais aucun ne remarque qu'à deux mètres tous les méchants chinois sont aussi en train de s'équiper pour le débarquement...

Bref, vous l'aurez compris, j'économiserai volontiers sur le DVD de Lucy afin de m'offrir une nouvelle séance en version First ^^

La critique de Joan ici

lundi 8 septembre 2014

Cloud Atlas ou la liberté dans tous ses états...

J'avais entendu parler de ce film lors de sa sortie et les critiques avait été plutôt mitigées, aussi j'étais assez curieuse de me faire un avis par moi-même... 

Avant d'aller plus loin, autant être honnête : le film est assez long et plutôt lent mais je suis allée jusqu'au bout et je ne regrette absolument pas ! Je trouve même qu'il y a une certaine poésie qui s'en dégage. Par contre, il faut être bien réveillé car l'histoire se déroule sur plusieurs âges en même temps et on y retrouve les mêmes acteurs dans chacune des époques, alors faut suivre !!! 

Du coup, je me demande par où commencer... 

Les histoires : la première se déroule au temps de la traite des noirs ; la deuxième pendant la seconde guerre mondiale où un jeune compositeur de musique souffrant de sa mauvaise réputation (autrement dit, il est homosexuel...) fera tout pour que vive sa musique ; la troisième pendant les années 70 où une journaliste enquêtera sur la disparition d'un homme croisé dans l'ascenseur ; la quatrième, en 2012, où un éditeur cherche à survivre en essayant d'éponger ses dettes ; la cinquième 150 plus tard où les humanoïdes sont au service des humains ; la sixième encore 200 ans plus tard dans un monde post-apocalyptique... 

Alors les histoires peuvent paraître sans aucun rapport entre elles de prime abord, mais chacune a un impact sur les suivantes tout en ayant son propre univers. Par exemple, celle des années 70 fait très "starky et hutch", celle de 2012 est très drôle et celle dans 150 ans est dystopique. Mais même si toutes ces ambiances sont très différentes, elles se complètent à merveille et la fin donne un éclairage sur tout ce qu'on a vu juste avant.

Maintenant le casting : au moment de la sortie, j'avais surtout noté Tom Hanks et Halle Berry, mais ils sont loin d'être seuls ! On retrouve notamment Susan Sarandon, Hugh Grant et d'autres visages connus (Mr Smith par exemple !) et chacun a son époque où son personnage est mis en avant... c'est d'ailleurs assez amusant d'essayer de les retrouver ^^ 

Du côté de l'histoire, on pourrait se dire qu'il s'agit de réincarnation car chacun des personnages a une psychologie similaire entre les différentes époques même s'ils ont une évolution plus ou moins marquée. C'est notamment le cas pour Tom Hanks à qui je donnerai une mention spéciale car chacune de ses interprétations aussi folles soit elles (dans un sens littéral) sont excellentes (même si tous les acteurs sont vraiment bons). A côté, je dois avouer que je suis tombée sous le charme de Jim Sturgess (que je ne connaissais pas...) et qui je trouve dégage une sorte de bonté naturelle qui m'a séduite tout simplement.

Pour finir, je propose un petit jeu : un qui est qui ;-)

dimanche 13 avril 2014

Trance ou un film qui fait perdre la tête...

Enfin un film surprenant ! (et c'est pas souvent que ça arrive !!!) 

Alors je ne vais pas dire que j'ai tout vu et tout lu, mais j'ai quand même vu et lu beaucoup et je me rends compte qu'on retrouve souvent les mêmes schémas et à l'occasion des idées originales mais qui se perdent dans les rebondissement attendus et qui finissent par faire pschitt...

Du coup c'est devenu un jeu pour moi quand je regarde un film de spéculer sur la fin, le motif ou le responsable d'une situation. Et bien entendu j'ai fait la même chose avec Transe, et pour être honnête, j'ai perdu et ce pour mon plus grand bonheur !

L'histoire commence dans une salle des ventes, avec une tentative de vol où Simon, le commissaire priseur en charge de l'évacuation du bien le plus précieux (un joli tableau), reçoit un sacré coup sur la tête... On se dit d'abord pauvre Simon et rapidement on se demande quel a été son rôle dans l'histoire quand les braqueurs lui tombent dessus pour lui demander où il a pu cacher le tableau... car oui, Simon est dans le coup sauf que le choc reçu a la tête lui a fait perdre la mémoire des derniers événements. Aussi, pour l'aider a se remémorer (après l'avoir torturer en bonne et due forme), Franck (le chef des méchants) décide de faire appel à une hypnothérapeute.

Je ne vais pas en raconter plus, mais sachez qu'aucun n'est complètement innocent. Chacun a sa part de responsabilité dans les évènements et à aucun moment je ne me suis doutée du fin mot de l'histoire même si certains éléments nous permettent d'entrevoir une partie de la vérité mais jamais sa globalité.

Du côté des acteurs, y'a pas à dire, ils sont tous bons. On retrouve Vincent Cassel dans son rôle habituel de méchant beau gosse, Rosario Dawson est aussi très bien en thérapeute pas si fragile, mais j'ai surtout été impressionnée par James McAvoy dont le personnage, Simon, est le plus complexe et le jeu impeccable de bout en bout.

Si ce film nous fait perdre la tête, ainsi qu'à Simon, c'est parce que l'hypnothérapie aura sur lui des effets inattendus. Ce n'est pas seulement les derniers événements qui remonteront à la surface mais tout un ensemble de choses profondément enfouies, et on se perd entre la navigation intérieure, les souhaits de Simon et la réalité des choses, tant et si bien qu'on finit par se demander ce qui est vrai et ce qui ne l'ai pas...

En conclusion, vous l'aurez compris, que ce soit le scénario, la réalisation ou les acteurs, ce film est très réussi et je ne peux que vous le conseillez.

dimanche 5 janvier 2014

Stars 80 ou l'histoire d'un come back gagnant...

En ce moment diffusé sur Canal +, ce film raconte l'histoire d'Antoine et Vincent, deux potes qui, depuis des années, s'embarquent dans des entreprises loufoques et périlleuses et qui se retrouvent aujourd'hui au bord de la faillite personnelle. C'est alors que Vincent a une idée lumineuse : réunir les "anciennes" stars des années 80 pour les emmener en tournée à travers la France...

Ce film, largement inspiré par l'histoire et surtout le succès des RFM Party 80 qui ont eu lieu entre 2006 et 2008, est fait pour les fans de cette période musicale.

Parce qu'il faut le dire : le scénario imaginé autour est insipide. Le personnage joué par Patrick Timsit a un côté antipathique qui me dérange dans une comédie et Richard Anconina est complètement effacé par rapport aux personnalités qui le côtoient. Les scènes où ils sont tous les deux sont à oublier... mais pas les autres !

D'abord parce qu'on y retrouve avec plaisir toutes les stars qui se prêtent au jeu avec beaucoup d'humour, à commencer par Jean Luc Lahaye qui est excellent dans le rôle de la star au melon énorme (avec un petit côté Jean Claude Van Damme). On retrouve également Peter et Sloane qui se font la guerre depuis leur séparation, Début de Soirée au fin fond d'une cuisine d'un kébab, sans oublier Sabrina qui n'hésite pas à mouiller de nouveau le maillot ^^ Et puis il y a tous les autres qui se sont assurément beaucoup amusés à se tourner en dérision ;)

Et ensuite parce que le film laisse la part belle aux chansons, ce qui réjouit la fan que je suis. Mon chéri a d'ailleurs regretté que les chansons soient coupées, mais en même temps c'est un film... j'vous dis pas la durée s'il y avait laissé toutes les prestations complètes ! Mais bon, il pourra toujours se consoler : une tournée "Stars 80 : les origines" est régulièrement organisée depuis le printemps 2013 et des dates sont déjà prévues en 2014 ! 

mercredi 4 décembre 2013

[Critique film] - "Les Sorcières de Zugarramurdi" de Álex de la Iglesia

Titre original : Les Sorcières de Zugarramurdi


Date de sortie :
Réalisé par Álex de la Iglesia
- 
Acteurs
- Hugo Silva est José
- Mario Casas : Tony
- Carmen Maura : Graciana Barrenetxea
...
-
Genre : Comédie
Durée : 1h52min
Distributeur : Rezo Films


Synopsis
En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol à Madrid. José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice, sex symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la France en échappant à la police…
Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…
-

La critique de Chris Noune
Alors, avant d'aller plus loin, il faut vous prévenir, nous avons ici un film transgenre ! Il est classé à la fois dans les catégories comédie dramatique, action et épouvante-horreur, autant dire que j'étais assez curieuse de voir le résultat... et au final, on se retrouve avec 2 films en un !

L'histoire commence donc avec le braquage d'une boutique de rachat d'or et une scène d'action digne des blockbusters américains. Une course poursuite va emmener nos protagonistes jusqu'à un petit village tenu par une famille de Sorcières à la veille d'une importante réunion où on va basculer dans une ambiance à la une Nuit en Enfer avec un soupçon de Sweeney Todd ^^

La transition d'ailleurs entre les deux ambiances a eu un peu de mal à passer... la partie "action" étant très bien réalisée, le passage au fantastique tombe un peu comme un cheveu dans la soupe même si on s'y attend... une fois passé ce moment de flottement, l'ambiance reprend et on se remet assez facilement dedans.

Au delà de l'ambiance, il y a quand même un fil conducteur : l'humour ! Les personnages principaux étant masculins, nous avons le droit à pas mal de dialogues autour de la tyrannie des femmes, de leur "supériorité" et du malin plaisir qu'elles prennent à les faire souffrir. Et on retrouve cet humour avec constance tout au long du film et de façon plutôt réussie... d'ailleurs le générique de début est un montage des différentes représentation de sorcières à travers les âges, avec des images tirées de différents tableaux, des portraits de figures de l'Histoire pour finir avec des photos de différentes personnalités... dont Angela Merkel !!! Autant dire que le ton est donné !

Un petit bémol quand même : je trouve la fameuse réunion de sorcières un peu longuette, avec des sorcières qui ressemblent plutôt à des zombies et une ambiance de rave party à la Zion dans Matrix Reloaded (une scène que je trouve complètement inutile...).

Mais bon, malgré quelques passages WTF, le film est plutôt pas mal et j'ai passé un agréablement moment ;)

La critique de Joan
Un braquage en plein centre ville qui tourne au vinaigre assez rapidement, des protagonistes avec des relations tendues avec les femmes de leurs vie, des sorcières et une touche d'humour, voilà comment résumer en quelques mots "Les Sorcières de Zugarramurdi".
Álex de la Iglesia connu du grand public pour son film "Balada Triste" revient cette fois avec une histoire  de "sorcière" qui s'avère n'être finalement qu'un prétexte pour exploiter la relation homme-femme. Tout au long de l'histoire les hommes se voient confronter à des femmes plus fortes qu'eux, qui semblent savoir ce qu'ils pensent et leurs font tourner la tête (les pauvressssss). Si beaucoup de répliques sont franchement marrantes (les filles se reconnaîtront dans les grosses lignes), en revanche certaines tombent à plat parce que "trop facile", pas "vrai", pas "approfondi". Ça ressemble à du machisme de bas étage. Comment comprendre et croire surtout, que ces hommes ont l'air si "faible" face à ces femmes? La relation homme-femme du film a tendance à être un peu trop catégorique. Soit vous êtes un homme et dans ce cas vous subissez les femmes, soit vous êtes une femme et dans ce cas vous êtes hystériques. Sympa comme choix. La vision sorcière/décadente/hystérique de la femme me pose problème, mais je suis une femme comment me croire ^^.

Alors que le film commence sur les chapeaux de roues, la bascule vers le fantastique est très laborieuse. Le rythme se trouve complètement chamboulé et retombe pour ne revenir que vers la fin. Fin qui devient d'ailleurs un gros nawak venue de nul part. Avec des phases à la Matrix (cascade en l'air) et la fameuse "rave party" qui m'avait tellement agacée à l'époque. Le tout parsemé de youyou (pas compris le rapport) de femmes en plein délire hystérique de communion vers la déesse mère .... En parlant de ça, est ce que le réalisateur a réellement utilisé la Vénus de Willendorf pour en faire un personnage pas sympa? Oui! Le monstre c'est lui ^^

Malgré certaines maladresses le film réussit tout de même à être attractif. Utilisant des instants clefs qui restent en mémoire (comme des check point visuel) par des scènes savoureuses (une sorcière PARTICULIÈREMENT sexy ... même à moi elle m'a donnée chaud, les moments dans les toilettes du restaurant, etc.) ou des situations magnifiées par des images vraiment hyper stylisées et donc particulièrement belles. Álex de la Iglesia conserve notre bienveillance en nous distribuant par sursaut des plans de toute beauté (ou drôle). La photo sur ce film est d’ailleurs son atout majeur! Maîtrisé d'un bout à l'autre elle donne une ambiance mystique au film tout en lui insufflant des moments plus punchy! Good job.
Son autre atout se situe du coté des acteurs, qui ont dû bien rigoler pendant le tournage. La complicité entre eux est palpable et se voit à l'écran, en plus ils sont bon ...

On vient de m'expliquer les "youyous": ce sont des "Irrintzina" des cris basque. Merci de l'info Anonyme ;)

A voir ? Oui, mais ne vous attendez pas au film de l'année. Prenez le pour ce qu'il est, un film complètement barré, qui mérite d'être vu mais surtout de ne pas être pris au sérieux. La folie générale du film ainsi que les acteurs font que le film sort du lot surtout si on le compare aux sorties du moment.
  • Scénario: 6.5/10
  • Musique: 6.5/10
  • Acteurs: 7/10
  • Ambiance générale du film: 7/10
  • Décors/esthétique: 8/10
Ce qui donne: 7/10 


lundi 2 septembre 2013

Nord et Sud ou quand l'adaptation est meilleure que le livre...

Face à l'enthousiasme de Tessa, je n'ai pas pu résister à l'attraction de regarder l'adaptation d'un grand classique anglais. Résultat : je suis devenue accro à l'histoire... et accessoirement au personnage masculin principal : Mr Thornton. Et comme souvent dans ces cas là, je me suis penchée sur le livre, histoire d'avoir plus de détails et de mieux appréhender les personnages.

L'histoire en quelques mots : Margaret, qui a grandit à Londres chez une tante bien installée dans la bonne société londonienne, retourne vivre chez ses parents dans son Sud natal bien aimé... mais son père, pasteur, décide de s'exiler dans le Nord suite à un problème de conscience. La famille va alors se retrouver confronter à un monde aux antipodes de celui qu'ils ont connu toute leur vie et n'auront d'autre choix que de s'y adapter...

Ce que j'ai aimé, c'est avant tout la galerie de personnages qui changent de ceux qu'on retrouve habituellement dans les grands classiques : on n'évolue pas simplement dans les milieux privilégiés, on vit également avec les ouvriers qui ont des conditions de vie plus que difficiles à cette époque dans un monde industriel qui est encore à ses balbutiements, on retrouve une famille de bonne condition (celle de Margaret) mais qui a peu de revenus, et également une famille (celle de Mr Thornton) qui a réussi à s'élever dans la société grâce à la force du poignet. 

Et puis l'histoire n'est pas celle d'un coup de foudre entre deux personnages, mais celles de deux personnes qui sont à l'opposé l'une de l'autre et qui vont à leur manière devoir s'humaniser : Margaret qui a été élevée dans la bonne société a un sens très aigu des convenances et se protège derrière une façade hautaine qui semble mal venue par les autres compte tenu de la condition de son père et Mr Thornton respecté de ses pairs et dont la principale préoccupation est de maintenir et faire fructifier sa filature de coton.

Du coup, les personnages et l'époque qui est propice aux conflits des classes font qu'il y a une tension et une certaine violence qui ne sont pas habituelles et qui donnent un vrai plus à l'histoire.

Un petit mot sur l'adaptation : le film a été adapté par la BBC qui prend un grand soin à adapter fidèlement et avec qualité les grands classiques anglais. Mais ici il y a quand même de grandes libertés par rapport au livre qui gêneront les puristes mais qui je trouve ont plutôt eu tendance à améliorer l'histoire. Certains dialogues, sur les conditions de travail des ouvriers, sur les droits et devoirs des patrons et la façon de faire fructifier le capital m'ont paru un peu long (et casse tête...) à lire surtout qu'ils intervenaient entre Margaret et Mr Thornton, et ont été replacés dans le film par des échanges entre les patrons qui passent mieux. Également, les 150 premières pages du livre (sur 600...) ont disparues (toute la partie de Margaret à Londres et son retour dans le Sud) bien qu'elles m'avaient parues un peu longues mais nécessaire à la mise en place de l'histoire. Les personnages aussi me sont plus sympathiques dans le film que dans le livre : la mère de Margaret, hypocondriaque et malheureuse in fine d'avoir épousé son mari par amour, sa servante qui passe son temps à incriminer le père... et même Margaret que je trouve insupportable par moment !

Par contre, que ce soit dans le livre ou le film, il y a deux personnages qui m'ont séduite : Mr Bell, un vieil ami du père de Margaret, professeur à Oxford et personnage fantasque, doté d'une capacité à lire les gens qui lui donne une certaine lucidité sur les sentiments des uns et des autres et qui apporte une touche d'humour... et puis bien sûr Mr Thornton, qu'on ne peut qu'aimer : il est droit et honnête, il a vécu un drame dans sa jeunesse qui l'a forcé à devenir responsable très tôt, il agit toujours avec humilité et modestie même s'il est l'un des hommes les plus puissants de la ville, et même s'il n'est pas philanthrope il possède un certain altruisme envers ses ouvriers... à côté de ça, il a un certain manque de confiance en soi quand il s'agit de Margaret qui le rend touchant et très attachant.

Un petit avantage du livre tout de même sur le film : le mode de narration. Même si on suit l'histoire de Margaret, lorsqu'elle échange avec un tiers, on connait les motivations et réflexions de ses interlocuteurs, on peut alors tout de suite se rendre compte de la différence de caractère et des malentendus et incompréhensions qui s'immiscent entre les personnages.

Enfin, un mot sur la scène finale : ce qui m'a vraiment manqué dans le livre est un épilogue après une fin assez abrupte... Sur ce point en particulier, la fin du film est vraiment réussie.

PS : je ne pouvais pas finir sans vous parler de l'acteur qui interprète Mr Thornton : Richard Armitage ***soupirs*** Il m'arrive souvent de m'enthousiasmer pour des histoires ou des personnages mais rarement pour des acteurs, mais là, j'ai complètement flashé, je le trouve juste canon ! Et pour mon plus grand bonheur, sa carrière internationale est en train de décoller notamment grâce à son rôle de Thorin dans la trilogie Bilbo le Hobbit.

jeudi 11 juillet 2013

Iron Sky ou l'attaque des nazis intergalactiques...

J'ai la chance de compter parmi mes amis certains DVDvores acheteurs compulsifs de films en tout genre. C'est ainsi que j'ai la possibilité de découvrir des films improbables ou des petites perles et Iron Sky peut se situer aisément dans l'une ou l'autre de ces catégories ;-)

Voici le résumé : depuis 70 ans, ils nous observent. Dans l’ombre de la face cachée de la lune, ils se préparent à l’attaque finale. En 2018, le mal absolu renaît... La guerre contre l’envahisseur sera totale.

Honnêtement, après avoir vu la jaquette du dvd et lu le synopsis, je m'attendais à un énième film d'action intergalactique avec des envahisseurs extraterrestres... je ne pouvais pas plus me tromper ! D'ailleurs, la présentation indiquait que le film était à mi-chemin entre Indépendance Day et Inglorious Bastard, ce qui m'a fait un peu tiqué mais après les 2 premières minutes j'ai vite compris...

Les héros malgré eux sont donc des nazis qui se sont exilés en 1945 sur la face cachée de la lune en attendant le moment de leur retour sur Terre et l'avènement du 4ème Reich. Ils y vivent en autarcie baignant dans la culture aryenne, mangeant de la choucroute et écoutant des chants patriotiques allemands des années 50... Leur rencontre avec les temps modernes se fera via un astronaute américain envoyer en mission sur la lune. Imaginer le choc quand ils lui retirent son casque pour découvrir qu'il est noir ! Le pauvre subit alors un reconditionnement à base de soins blanchissants et de musique allemande à fond dans les oreilles !!!

Vous aurez compris, il s'agit ici d'une comédie d'action qui se situe dans la digne lignée de Mars Attack et autre Black Sheep (un film d'horreur d'humour néozélandais ^^).

Le scénario est plutôt bien tourné avec des moments assez drôles, notamment quand les gardes nazis découvrent Playboy et l'épilation brésilienne ! Sans oublier les personnages dont la ressemblance avec des hommes et femmes politiques n'est pas fortuite, dont une sympathique copie de Sarah Palin en tant que Présidente des Etats Unis... d'ailleurs le film se moque aisément de la politique américaine sans oublier quelques dictateurs qui en prennent aussi pour leur grade :)

Mais derrière l'humour se cache un pamphlet pacifiste qui se révèle plus clairement dans les dernières minutes du film. La fin est d'ailleurs très soignée sur le plan esthétique. 

Et d'une façon générale, j'ai trouvé la réalisation digne des blockbuster américains (sachant que le budget était de 7 millions d'euros... et oui c'est un film européen ^^) avec des effets visuels qui m'ont particulièrement fait penser à Captain America.

Je finirai avec un petit mot sur la  BO (soundtrack) dont je suis tombée littéralement amoureuse, en particulier de la musique du thème  (qui a un petit côté "The Grid" de Tron) : B-Machina...


jeudi 16 mai 2013

La Taupe ou l'anti James Bond...

Je continue à rentabiliser mon abonnement Canal+ ! Le film inopiné de la semaine est donc la Taupe, un film d'espionnage sur fond de guerre froide... 

Alors, comment dire, je ne sais pas par où commencer, je reste dubitative à la fin de ce film. Voyez vous, je m'attendais à un film d'espionnage peut être pas aussi bodybuildé qu'un James Bond mais avec tout de même un peu d'action... et bien, non ! 

D'ailleurs le rythme du film est assez bizarre, il faut rester bien attentif sinon on se perd facilement, entre le moment présent de l'enquête et les flash-back qui vont et viennent, c'est pas toujours évident...  heureusement au bout d'un moment on commence à s'y faire ! Mais c'est tout de même un peu difficile de rentrer dedans, surtout que les dialogues (voire les monologues) sont bien présents... 
Ce qui est dommage car l'histoire est bien, il y a des passages captivants, notamment lors des confidences de certains espions, et la fin est très réussie à mon goût.

Côté casting, le film est bien fourni, mais du coup je trouve que la présence même de ces acteurs spoile un peu le film : on ne s'attend pas à ce qu'un acteur de renom ait un si petit rôle, du coup on se doute bien qu'il y a mammouth sous caillou :)

Ah oui, il faut que je vous parle des costumes : le film se situe dans les années 70 et réussit le tour de force de rendre tous les acteurs moches ! Même les jeunes ont une tête de vieux et je ne vous parle pas des filles qui ne ressemblent à rien... faut dire que côté vestimentaire les années 70 c'était pas le top !!!

Bon dans l'ensemble, on est loin des standards de Mr 007, en même temps, quand on a Gary Oldman dans le rôle principal, on s'attend à autre chose. Alors, film à voir ? pourquoi pas, je pense même qu'il faudrait le revoir (ou alors lire le livre ^^) histoire de mieux comprendre ce qui s'y passe. 


lundi 1 novembre 2010

Les critiques de Joan

Si vous comptez offrir un livre, pourquoi ne pas faire l'expérience Audiolib?!
Cinquante nuances de Grey, Le Hobbit, Coffret 1Q84, The Host et bien d'autres encore sont disponibles sur le site d'Audiolib.fr.



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