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mardi 11 décembre 2012
mardi 4 décembre 2012
[Autour du film] - "Anna Karenina" de Joe Wright
Titre original : Anna KareninaDate de sortie : 5 décembre 2012
Réalisé par Joe Wright
Acteurs :
- Keira Knightley, Anna Karenina
- Jude Law, Alexei Karenin
- Aaron Johnson, Vronsky
...
Distributeur : Universal Pictures International
Genre : Drame
Durée : 2h07
Synospis
Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi
ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du
gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent
statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son
incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à
sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou.
©Universal Pictures International
En un mot? Déroutant
Mon avis
Si le nom de Joe Wright vous est inconnu, je ne peux pas faire grand chose pour vous ... en revanche je peux vous dire qu'il est celui qui est à l'origine du simple/efficace/magique: "Orgueil et préjugés" en 2006 (oui, je suis fan) et de: "Anna" en 2011. Maintenant que je vous ai éclairés sur le réalisateur passons à ce qui nous intéresse le plus ... la critique de ce film. Est-il réussi?
-
Ce qui fait la singularité d' "Ana Karenine" version 2012, son idée maitresse, c'est la manière dont le réalisateur a déplacé la bien pensante aristocratie pour la mettre dans un théâtre. Faire partie de l'aristocratie, c'est être acteur, si vous y entrez vous devez jouer votre rôle... Autant le faire sur une scène ou dans un théâtre! En voilà une bonne idée! Si vous savez ça, le film vous paraitra moins compliqué à aborder ;): Plus vous montez dans les étages et moins vous êtes vus, moins vous êtes important, vous devenez un paria, un indésirable. Anna, ira jusqu'au dernier étage, dans les combles.-
Mais ce n'est pas un joli théâtre, vous vous en doutez."L'idée primordiale pour l'élaboration de ce théâtre décrépit repose sur le fait que la société qu'il abrite, sous la domination de l'aristocratie, est en perdition. Les dorures étaient importantes. Tout ce qu'on y voit est factice, fin comme du papier à cigarettes." Sarah Greenhood.
L'histoire entière repose sur le principe de l’apparence. Il y a la société mais surtout l’habitude de Vronski pour Anna, très ambigu.
On ressent tout le poids de l'aristocratie, de la morale et du "qu'en-dira-t-on" peser de plus en plus à mesure que l'histoire avance. Peser sur Anna en premier lieu, car c'est elle qui va surtout en faire les frais, le conte Vronski lui s'en accommode, le mari d'Anna préférant fermer les yeux et ne rien voir, mais ressent tout.
C'est surtout une histoire d'amour qui vire rapidement au drame. Vronski le beau garçon fait tourner la tête à Anna, mais cela n'est pas sans conséquence. Elle a un mari et un fils, à l'époque on ne divorçait pas comme de nos jours surtout quand vous faisiez partis de la Haute.
La scène de leur rencontre sonne comme une promesse ou plutôt comme un avertissement.
C'est surtout une histoire d'amour qui vire rapidement au drame. Vronski le beau garçon fait tourner la tête à Anna, mais cela n'est pas sans conséquence. Elle a un mari et un fils, à l'époque on ne divorçait pas comme de nos jours surtout quand vous faisiez partis de la Haute.
La scène de leur rencontre sonne comme une promesse ou plutôt comme un avertissement.
Anna Karenine, porte des tenues absolument fabuleuses tout le long du film. Voilà ce qu'en dit la chef costumière: "Les couleurs associées à Anna sont sombres, en particulier qu début du film, dans sa demeure de Saint-Pétersbourg. Ses tenues s'éclaircissent quand elle s'éprend de Vronski, puis redeviennent sombres quand elle devient angoissée et craint que l'affection du comte ne s'étiole." Pour rendre l'atmosphère encore plus étrange le chef opérateur a eu une astuce: "...j'ai également opté pour un filtre en tulle qui adoucie les lignes et les contrastes et crée une impression de distance, comme si on regardait le cadre et les évènements à travers le filtre du temps".
Pour être franche, j'ai eu du mal à m'adapter et il manque une petite part de cette âme slave que j'aurais tant aimé ressentir. Mais ça n'enlève rien au sujet ni aux nombreuses autres qualités du film. Les acteurs sont très bien dirigés et Jude Law (mon chouchou) est parfait dans le rôle du mari froid et distant. Keira Knightley joue parfaitement jusqu'à la folie où là elle s'effondre un peu, on voit ses limites. Coté acteurs secondaire la prestation de Domhnall Gleeson est de loin la plus remarquable, je pense qu'il fait parti de ces acteurs à fort potentiel qu'il faut suivre.
Mention spéciale pour les changements de décor de début de film qui sont simplement divins.
Un bémol? Une scène de danse entre Anna et Vronski qui vire au grotesque, on a l'impression qu'ils chassent le papillon ou je ne sais quoi, ça brise un peu le charme.
A voir ? Oui, si vous aimez les films costumés et Keira Knightley.
Scénario: 7.5/10
Musique: 9/10
Acteurs: 7.5/10
Ambiance générale du film: 9.5/10
Décors/esthétique: 9/10
Ce qui donne: 8.5/10
p.s: Toi la bonne femme, à la projection: qui est arrivée en retard, qui a mis dix plombes à t'installer, qui a sorti ton bureau pour écrire et qui pour finir a enlevé tes pompes ... genre chui chez moi, sache une chose: Je te hais.
p.s 2: J'ai eu l'occasion d'écouter la B.O du film, c'est un vrai plaisir. Un bon moyen de se remettre dans le film, chez soi.
p.s 3 : Je vais me lire le livre, 1020 pages, je salive d'avance!
Merci Cyril, pour TOUT !
p.s 2: J'ai eu l'occasion d'écouter la B.O du film, c'est un vrai plaisir. Un bon moyen de se remettre dans le film, chez soi.
p.s 3 : Je vais me lire le livre, 1020 pages, je salive d'avance!
Merci Cyril, pour TOUT !
Publié par
Joan Bella
à
12:30
9
commentaires
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Autour du film,
Universal Pictures International
lundi 3 décembre 2012
[Critique film] - "L'Odyssée de Pi" de Ang Lee
Ho les frissons! Le film sort le 19 Décembre au cinéma. Can't wait!
[EDIT] - Mise à jour de la fiche du film
Titre original: Life of Pi
Acteurs:
- Suraj Sharma, Pi Patel
En un mot? Magnifique
Mon avis
La première partie du film est relativement légère. L'explication du nom de Pi est franchement marrante, c'est doux et un rien désuet.
[EDIT] - Mise à jour de la fiche du film
Titre original: Life of Pi
Date de sortie cinéma : 19 décembre 2012
Réalisé par Ang Lee
Réalisé par Ang Lee
Acteurs:
- Suraj Sharma, Pi Patel
- Adil Hussain, Père de Pi
- Irrfan Khan, Pi adulte
- Gérard Depardieu, Le Français
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Genre : Aventure
Durée : 2h 07min
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Genre : Aventure
Durée : 2h 07min
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Synospis
A la suite d’un naufrage spectaculaire en
pleine mer, le jeune Pi Patel âgé de 17 ans, se retrouve seul survivant à
bord d'un canot de sauvetage. Seul, ou presque... Richard Parker,
splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. C’est le début
d’une aventure incroyable.
L’instinct de survie des
deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de
laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un
courage insoupçonné pour résister aux éléments déchainés. Porté par un
espoir indéfectible, l’aventure de Pi l’emmènera bien plus loin encore.
En un mot? Magnifique
Mon avis
Pour finir ce mois de novembre j'ai eu l'occasion de voir 'L'Odyssée de Pi" et je peux vous dire qu'il en jette!
Pour commencer il faut savoir que L'Odyssée de Pi est tiré d'un livre "L'histoire de Pi" de Yann Martel sorti en 2005. Il a notamment remporté le "Man Booker Prize", est resté pendant plus d'un an sur la liste des best-sellers du New York Times et a été traduit en 42 langues.
Pour ceux qui l'ont lu, l'adaptation ciné était grandement attendu et c'est Ang Lee qui est aux commandes.
"Je souhaitais que le film soit une expérience aussi unique que le livre de Yann Martel, et pour cela il fallait créer ce film dans une autre dimension. La 3D est un nouveau langage cinématographique, et dans "L'Odyssée de Pi" il est aussi important d'immerger les spectateurs dans l'environnement émotionnel du personnage que de raconter une vaste épopée."
J'ai l'impression qu'il a réussi.
(NB de départ: Le tigre se nome Richard Parker, ça peut aider à suivre)
Pour commencer il faut savoir que L'Odyssée de Pi est tiré d'un livre "L'histoire de Pi" de Yann Martel sorti en 2005. Il a notamment remporté le "Man Booker Prize", est resté pendant plus d'un an sur la liste des best-sellers du New York Times et a été traduit en 42 langues.
Pour ceux qui l'ont lu, l'adaptation ciné était grandement attendu et c'est Ang Lee qui est aux commandes.
"Je souhaitais que le film soit une expérience aussi unique que le livre de Yann Martel, et pour cela il fallait créer ce film dans une autre dimension. La 3D est un nouveau langage cinématographique, et dans "L'Odyssée de Pi" il est aussi important d'immerger les spectateurs dans l'environnement émotionnel du personnage que de raconter une vaste épopée."
J'ai l'impression qu'il a réussi.
(NB de départ: Le tigre se nome Richard Parker, ça peut aider à suivre)
La première partie du film est relativement légère. L'explication du nom de Pi est franchement marrante, c'est doux et un rien désuet.
Pi, est très ouvert d'esprit. Il est hindou mais devient aussi chrétien, juif, musulman ...
En même temps. Chercher Dieu, le comprendre, trouver une raison à ce qui
est naturel et avoir une réponse au "pourquoi".
A travers ses diverses expériences avec Dieu, Pi se forge surtout un esprit critique et finira par apprendre le "Lâcher prise", accepter sans renoncer. Pi est une sorte d’Européen de la religion (vous comprenez l'idée?). Plus tard dans l'histoire on peut faire un lien évident avec l'arche de Noé, mais ce serait trop facile (déménagement d'un zoo, le bateau ... toussa).
Bref, quelques années plus tôt Pi a essayé de devenir ami avec Richar Parker, son père arrivera juste à temps et lui apprendra une terrible leçon (à base de chèvre, horrible) et lui dit une chose qu'il n'oubliera jamais: « Le tigre n’est pas ton ami ! Les animaux ne pensent pas comme nous, et ceux qui l’oublient se font tuer ! »
Et Pi apprend la vie. Les couleurs ne sont plus les mêmes, la vie n'a plus la même saveur. A ce moment commence la deuxième partie du film. Le déménagement et le long et éprouvant voyage des naufragés.
A travers ses diverses expériences avec Dieu, Pi se forge surtout un esprit critique et finira par apprendre le "Lâcher prise", accepter sans renoncer. Pi est une sorte d’Européen de la religion (vous comprenez l'idée?). Plus tard dans l'histoire on peut faire un lien évident avec l'arche de Noé, mais ce serait trop facile (déménagement d'un zoo, le bateau ... toussa).
Bref, quelques années plus tôt Pi a essayé de devenir ami avec Richar Parker, son père arrivera juste à temps et lui apprendra une terrible leçon (à base de chèvre, horrible) et lui dit une chose qu'il n'oubliera jamais: « Le tigre n’est pas ton ami ! Les animaux ne pensent pas comme nous, et ceux qui l’oublient se font tuer ! »
Et Pi apprend la vie. Les couleurs ne sont plus les mêmes, la vie n'a plus la même saveur. A ce moment commence la deuxième partie du film. Le déménagement et le long et éprouvant voyage des naufragés.
Ponctué d'images superbes le "voyage" (la dérive, dans tous les sens du terme) est surtout parsemé d'embuches. Je vous rappelle qu'il y a un tigre dans le canot de survie...
C'est un départ mais c'est déjà sacrément embêtant dans la vie de tous
les jours, alors imaginez que vous deviez échapper à un tigre, tout en
tentant de ne pas mourir de faim et de soif et en essayant de garder
toute votre tête. Un tigre (et Richard Parker est là pour le démontrer) c'est pas très causant, ni très arrangeant.
Sa
relation avec Richard Parker est très particulière. Mais je vous arrête
tout de suite, la bande annonce est relativement trompeuse. On a
l'impression qu'ils deviennent des Best Friends for Ever alors que pas
du tout. Le tigre va constamment essayer de le manger. Mais au fil du
temps s’installe une sorte de "compromis gastronomique".
La troisième partie (l'arrivée des secours) est plus "diffuse" plus "floue" Spoiler --- > et surtout sujette à diverses interprétation. Qu'elles versions de l'histoire est-il préférable d'entendre? La vrai, cru et dérangeante? Ou celle plus douce mais tout aussi cruelle? Et la vraie est-elle vraiment vrai? Ou satisfait-elle une exigence? <---
Ce film est magnifique, d'une réelle beauté et pour une fois on ne tirera pas à boulet rouge sur la 3D qui est très bien réalisée et qui apporte une touche d’irréalisme plus que pertinente.
Quasiment chaque image du film a une pensée poétique et/ou onirique. C'est une explosion de couleurs, mais pas "too much", c'est comme quand vous lisiez une histoire quand vous étiez jeunes ou alors c'est beau comme dans un rêve. A vous de choisir.
Surij Sharma, l'acteur principal (sans compter "Richard Parker" le tigre), livre une prestation pour le moins renversante. Simplement. Comme quoi l'acting soit tu l'as dans le sang, soit tu l'as pas. Y a pas de mystère.
Petite mention de derrière les fagots: la musique. Pas trop présente, discrète mais accompagnant l'histoire. Sans "violons" pour vous tirer une larme. Parfaite.
Pour terminer, je vous invite enfin à regarder la création de Richard Parker, pour mieux comprendre le travail qui a été fourni. J'ai vraiment cru qu'il avait utilisé un vrai tigre quasiment tout le temps, naïve que je suis.
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La troisième partie (l'arrivée des secours) est plus "diffuse" plus "floue" Spoiler --- > et surtout sujette à diverses interprétation. Qu'elles versions de l'histoire est-il préférable d'entendre? La vrai, cru et dérangeante? Ou celle plus douce mais tout aussi cruelle? Et la vraie est-elle vraiment vrai? Ou satisfait-elle une exigence? <---
Ce film est magnifique, d'une réelle beauté et pour une fois on ne tirera pas à boulet rouge sur la 3D qui est très bien réalisée et qui apporte une touche d’irréalisme plus que pertinente.
Quasiment chaque image du film a une pensée poétique et/ou onirique. C'est une explosion de couleurs, mais pas "too much", c'est comme quand vous lisiez une histoire quand vous étiez jeunes ou alors c'est beau comme dans un rêve. A vous de choisir.
Surij Sharma, l'acteur principal (sans compter "Richard Parker" le tigre), livre une prestation pour le moins renversante. Simplement. Comme quoi l'acting soit tu l'as dans le sang, soit tu l'as pas. Y a pas de mystère.
Petite mention de derrière les fagots: la musique. Pas trop présente, discrète mais accompagnant l'histoire. Sans "violons" pour vous tirer une larme. Parfaite.
Pour terminer, je vous invite enfin à regarder la création de Richard Parker, pour mieux comprendre le travail qui a été fourni. J'ai vraiment cru qu'il avait utilisé un vrai tigre quasiment tout le temps, naïve que je suis.
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P.s: J'ai une question: Une ile carnivore ça vous parle? J'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part.
A voir ? Oui! Vous allez assister à 2h10 d'images sublimes. Vous serrez prévenus!
- Scénario: 8.5/10
- Musique: 9/10
- Acteurs: 10/10
- Ambiance générale du film: 8.5/10
- Décors/esthétique: 9/10
Ce qui donne: 9/10
Il entre dans mon top 10 de l'année.
Il entre dans mon top 10 de l'année.
[Autour du film] - Man of steel, nouvelle affiche teaser
Là tout de suite je me sens comme le mask au Coco Bongon qui vient de voir Cameron Diaz... Graouuuu.
La fiche du film ici
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